Maison N°35, Place Saint-Louis

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MAISON N° 35
A Monsieur Monsieur de Turmel, Maire de la Ville de Metz,
Chevalier de l’Ordre Royal et
Mme de St Louis

Ont l’honneur d’exposer les Sieurs Baudoin et Sandré, propriétaires des maisons sous les N°33 et 35 Place Saint Louis, N° section, que vu notre arrêté du 24 du courant, qui ordonne la démolition des deux cheminées adossées l’une à l’autre, et qui se trouvent exister dans les maisons précitées, ils observent que les corps des dites cheminées sont bâtis en briques et que depuis un temps immémorial, le crépi placé sur les briques est tombé, et que pour prévenir le désagrément de la vue, ils les feront décrépir et feront par là disparaître tout aspect de vétusté. Ils aiment à croire que Monsieur Le

Maire approuvant les mesures qu’ils proposent, ils ne seront pas tenus à démolir leurs cheminées, d’autant plus qu’elles sont sol ides




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et posées d’aplomb, ce qui est constaté par le rapport de l’entrepreneur soussigné. Les pétitionnaires espèrent de la justice de Monsieur le Maire que leur demande sera prise en considération.

Salut et respect Baudoin
Metz le 28 août 1817
L’entrepreneur soussigné ayant pris une entière et profonde connaissance de l’arrêté du 24 du courant de M. Le Maire de Metz sur la démolition des corps de cheminées des maisons sous les N°33 et 35 Place St Louis, estime que les dits corps de cheminées, sont sol ides



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et aplomb et bâtis en briques et qu’en les couvrant d’un crépi, tout inconvénient disparaîtra , et estime

aussi qu’il n’y aura aucun danger.

Envoyé à M. Baudoin pour vérifier si en crépissant sa cheminée, il n’y aura plus de danger d’incendie à craindre.

Ce 30 août 1817 Lemaire
L’ingénieur adjoint de la ville soussigné, qui a visité le corps des cheminées dont s’agit, estime que la reconstruction est indispensable pour la partie extérieure des bâtiments, attendu qu’il existe des lézardes et détachements considérables, et que d’ailleurs les matériaux qui les composent ne présentent plus de solidité par leur état de vétusté.
Les propriétaires, sur les observations du soussigné, seront engagés à faire faire sur le champ cette reconstruction.

Metz le 1ier Septembre 1817




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