Maison N°17, Rue Taison

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supplice, alors que celui d’échafaudage entrait dans le vocabulaire des bâtisseurs. Malgré l’évolution des méthodes de construction, il y règne toujours.

DU XVIe AU XIXe SIECLE
Après la Renaissance, les échafaudages étaient encore réalisés avec des bois ronds assemblés à l’aide de cordages.
Au milieu du XVIIIe siècle, des illustrations de l’Encyclopédie de D’Alembert et Diderot montrent des maçons juchés sur un ouvrage leur permettant d’atteindre le haut des murs. Un autre admirable échafaudage, cintré et roulant, fut imaginé, à la même époque, par Pietro Albertini, chef des ouvriers, pour la restauration des ornements

et des dorures de la grande nef de Saint-Pierre de Rome.


Au fil des siècles, alors que les principes de l’échafaudage restent les mêmes, les techniques évoluent avec la découverte de certains principes de mécanique ou de physique.

Cependant, certains modèles anciens étaient encore très utilisés au XIXe siècle.
Sur des gravures témoignant de la restauration de l’Arc de Triomphe, à Paris, en 1872, on distingue bien les pièces de charpente constituant l’armature qui entoure le monument.
Même la première plate-forme de la tour Eiffel fut réalisée grâce à un échafaudage de 57 mètres de haut, entièrement en bois et d’une conception traditionnelle. Il faudra attendre la fin de ce siècle, et souvent le début du vingtième pour voir le métal - plus résistant et moins vulnérable en cas d’incendie - supplanter le bois dans les échafaudages.




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