Consultez aussi :
La rue
Rue des Trinitaires



Les maisons
Rue des Trinitaires


N°1N°3N°6
N°8N°9N°10
N°14N°16

Maison N°1, Rue des Trinitaires

précédente       1     2     3       suivante

Le partage des biens d’Anne Remiat et de Philippe de Raigecourt se fit, le 12 août 1563, entre leur deux petites filles. L’Hôtel Saint-Livier revint à la seconde, Agnès d’Esch, mariée à Pierre de Beauveau, et en secondes noces à Regnault de Gournay ; elle mourut en cet hôtel, le 12 décembre 1581 et fut inhumée à Sainte-Croix. Elle laissa de son second mariage un fils et trois filles. L’aî­née, Madeleine, lui succéda dans la possession de l’anti­que demeure ; successivement femme de quatre maris avec lesquels elle habita cette maison, c’est pendant son union avec le quatrième, Oger de la Hillière, que fut élevé vers 1620, le portail qui décore la façade et dont la restauration a été adroitement faite en 1867. On y a rétabli le double écusson qui indiquait

l’alliance des maitres du logis, qui est de gueules aux trois tours d’ar­gent en sautoir, pour les Gournay, et d’or au lion de sable couronné de gueules, pour les la Hillière. On y a aussi placé une plaque de marbre portant l’inscription : Hostel Saint-Livier.
Au commencement du XVIIIe siècle, cet hôtel apparte­nait à Messire François-Philbert Estienne, seigneur d’Augny, conseiller au Parlement, qui mourut le 20 janvier 1704, ses enfants le vendirent la même année à Henry Poutet, seigneur de Malroy, conseiller au Parlement, qui mourut le 17 août 1709. Son héritière, Marie-Anne Poutet, porta l’hôtel Saint-Livier à la famille de Jobal par son union avec Jean-François de Jobal, seigneur de Pagny-lès-Goin, capitaine au régiment de Toulouse, qui mourut le 21 février 1750, et sa

femme le 26 août 1763. Saint-Livier est resté pendant de longues années dans la famille de Jobal. Madame Marie-Antoinette, petite-fille de Jean-François de Jobal, mariée à M. Charles Michel de Saint-Blaise, y mourut le 31 octobre 1847. Onze ans auparavant, le 17 septembre 1836, l’hôtel Saint-Livier avait vu se terminer la carrière d’une des femmes les plus remarquables de la génération qui finissait alors, de Mme Marguerite Barbé, veuve de Mr Sauvage, ancien avocat au Parlement de Metz et inspecteur général des loteries. Née le 15 septembre 1751, elle était fille de François-Etienne Barbé, et soeur de l’illustre Barbé, marquis de Marbois, dont il a été parlé à l’article: rue Taison.




précédente         suivante